La technologie olfactive (Qi – Wei) : une inspiration chinoise pour l’écotechnologie

La spécificité de la pensée chinoise de la technologie fait l'objet de débats philosophiques récurrents depuis le début du XXe siècle. Cette discussion souligne l'originalité du rapport sensoriel à la nature s'exprimant dans l'écriture et la culture chinoise. "La technologie olfactive (Qi – Wei) : une inspiration chinoise pour l’écotechnologie" explore l'hypothèse qu'une philosophie des techniques, d'inspiration chinoise mais ouverte aux autres cultures, peut renouveler la réflexion sur la technologie dans son rapport à l'environnement à partir du paradigme de l’olfaction (Wei).
Cette approche s'appuie sur une analyse de la pensée chinoise traditionnelle développée par des philosophes chinois contemporains, en particulier Gong Huanan, et montre son influence sur la pensée technologique chinoise actuelle. Cette recherche s'appuie aussi sur les travaux de spécialistes de l’olfaction, ainsi que sur des philosophes occidentaux de la technique, de la science et de l’imaginaire (tels que Gilbert Simondon, Gaston Bachelard et Dominique Lestel).
L'enjeu scientifique premier consiste à restituer le paradigme olfactif de la pensée technologique chinoise pour examiner son rapport à l'environnement, afin de développer dans un second temps une réflexion écotechnologique transculturelle. A la lumière de ces analyses, il conviendra ensuite de reconsidérer les imaginaires des technologies robotiques et numériques afin d'explorer de nouvelles pistes d'innovations. Enfin, dans une perspective de prototypage science-fiction ("science fiction prototyping"), des fictions spéculatives prolongeront l'analyse en examinant l'impact des technologies imaginables à partir du paradigme olfactif.

Développement de FPGA spintronique non volatil pour applications spatiales

En microélectronique, on peut distinguer deux types de circuits intégrés. Les ASIC (Application Specific Integrated Circuit) dédié à une seule application et les FPGA (Field Programmable Gate Array) dédiés à l'électronique numérique, sur lequel nous nous concentrons pour cette thèse. Le principal avantage des FPGA est qu'ils sont reprogrammables. Ces circuits sont composés de plusieurs cellules logiques élémentaires, interconnectées entre elles via un système d'interconnexions programmable. Un FPGA est ainsi principalement composé d'éléments mémoire pour programmer les fonctionnalités du circuit, les rendant particulièrement sensibles aux rayonnements, puisqu'un défaut survenant dans la mémoire modifie le fonctionnement du FPGA de façon permanente. Les FPGA traditionnels sont basés sur des mémoires SRAM ou Flash. Le but de cette thèse est d'évaluer l'utilisation de la MRAM, avec les technologies STT (Spin Transfer Torque) et SOT (Spin Orbit Torque) qui sont aujourd'hui 2 technologies très prometteuses pour des applications de mémoires dense et/ou rapide, comme mémoire de configuration et d'interconnexion pour les FPGA et notamment comme moyen d'améliorer/simplifier la mise en œuvre des techniques de durcissement standards pour les applications spatiales tout en réduisant le coût grâce à sa densité. L'intégration de MRAM dans des FPGAs durci a été étudié sur la technologie MRAM TAS (Thermally Assisted Switching) qui aujourd'hui n'est plus du tout utilisée pour des applications de type mémoire. Le travail consistera à insérer des composants magnétiques dit jonction tunnel magnétique, à plusieurs niveau et d'en évaluer l'intérêt. Pour cela, plusieurs outils de simulation seront utilisés afin d'injecter des particules présentes dans l'espace à différents endroits du circuits et comparer les résultats avec une version classique. Ainsi, il sera possible de mesurer l'efficacité d'un tel durcissement à base de technologie magnétique.

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