Etalonnage de réseau d’antennes par reconstruction in-situ de sources

Commencez votre carrière par une expérience à la pointe de la recherche technologique au CEA Grenoble, au sein d’une équipe R&D de renommée internationale dans le domaine des antennes.

Sujet de thèse :
Dans de nombreuses applications avancées (radar, goniométrie, surveillance du contexte électromagnétique - EM), la connaissance précise des rayonnements d’antennes, gouverne la précision du traitement (direction angulaire, polarisation des signaux reçus). Or l’intégration d’antennes miniatures sur des objets ou véhicules de quelques longueurs d’onde perturbe largement leur rayonnement. Dans les bandes de fréquences basses, l’étalonnage des antennes ne suffit pas à atteindre les meilleurs niveaux de performances et encore moins leur robustesse dans le temps.
Le challenge de cette thèse est de pouvoir mettre à jour in-situ (c’est-à-dire en quasi temps réel) la table d’étalonnage du champ lointain de réseau d’antennes. Pour ce faire, une 1ère partie théorique EM s’appuiera sur l’exhaustivité d’une analyse des modes/sources équivalentes induits sur la structure du porteur via la simulation EM dans le but d’extraire les modes présents et leur rayonnement. Une 2nde partie plus instrumentale, dimensionnera le réseau de sondes d’échantillonnage installées sur la structure du porteur, qui mesureront in -situ les pondérations de ces modes. Enfin la dernière partie opèrera l’hybridation des deux parties précédentes afin de reconstruire le rayonnement champ lointain en pondérant les modes simulés par les points mesurés.
La dernière année, une mise en oeuvre expérimentale permettra de valider la méthode et d’analyser sa performance.
Ce sujet complet (simulation EM d’antennes, analyses EM, mesures RF) sera encadré par une équipe expérimentée s’appuyant sur des outils et instruments d’exception (http://www.leti-cea.fr/cea-tech/leti/Pages/recherche-appliquee/plateformes/plateforme-telecommunications.aspx).

Candidat recherché : Ecole d’ingénieur ou Master 2 spécialisé en Antenne, Electromagnétisme, instrumentation RF

Cadre : CEA Grenoble, au coeur des Alpes
(http://www.youtube.com/watch?v=bCIcNJOzYZY)
Le CEA est un acteur majeur de la recherche, au service de l’Etat, de l’économie et des citoyens. Il apporte des solutions concrètes à leurs besoins dans quatre domaines principaux : transition énergétique, transition numérique, technologies pour la médecine du futur, défense et sécurité. Le CEA s’engage depuis plus de 75 ans au service de la souveraineté scientifique, technologique et industrielle de la France et de l’Europe pour un présent et un avenir mieux maîtrisés et plus sûrs. Implanté au coeur des territoires équipés de très grandes infrastructures de recherche, le CEA bénéficie d’un large éventail de partenaires académiques et industriels en France, en Europe et à l’international. Les 20 000 collaboratrices et collaborateurs du CEA partagent trois valeurs fondamentales :
- La conscience des responsabilités
- La coopération
- La curiosité

Antennes miniatures Super-gain à polarisation circulaire et dépointage électronique de faisceau

Le contrôle du rayonnement (forme, polarisation) des antennes est un élément clé pour les systèmes de communications actuels et du futur. Focaliser le rayonnement de l’antenne dans une direction privilégiée permet notamment d’adresser des applications qui nécessitent du filtrage spatial. Dans le contexte particulier de l’internet des objets (IoT) où plusieurs systèmes ou objets communicants peuvent cohabiter, le filtrage spatial amené par les antennes directives permet de favoriser la communication avec des objets sélectionnés sans perturber les systèmes environnants, puisque l’énergie est focalisée uniquement dans la direction de l’objet d’intérêt. Egalement, focaliser l’énergie rayonnée dans un secteur angulaire réduit permet de limiter les pertes d’énergie dans les autres directions et ainsi limiter la consommation et favoriser l’autonomie des batteries des objets communicants. Cependant, les techniques classiques pour améliorer la directivité du rayonnement conduisent généralement à une augmentation significative de la taille de l’antenne. Par conséquence, l’intégration d’antennes directives dans les objets communicants compacts reste limitée. Cette difficulté est particulièrement critique pour les gammes de fréquences inférieures à 3 GHz lorsqu’on vise une intégration dans des objets dont les dimensions sont de l’ordre de quelques centimètres. Des antennes avec une directivité et un gain importants, multi-bandes ou large bande, une taille réduite, à polarisation linéaire ou circulaire et avec la possibilité de dépointage électronique du faisceau sont nécessaires pour le développement de nouvelles applications dans le domaine des objets communicants. Les études récentes réalisées par le CEA ont permis la démonstration des potentialités des réseaux compacts d’antennes à élément parasites super directifs et le développement conjoint d’une expertise spécifique dans ce domaine. Les travaux de thèse se dérouleront au CEA Leti Grenoble au sein du Laboratoire Antennes Propagation et Couplage Inductif (LAPCI). Les principaux objectifs de ce travail de thèse sont : 1. Contribution au développement d’outils numériques pour la conception et l’optimisation de réseaux compacts et super directifs, super gain ou à formation de faisceau ; 2. Le développent de nouvelle sources élémentaires pour les réseaux d’antennes compacts ; 3. La réalisation d’un réseau à polarisation circulaire compact super gain et avec dépointage de faisceau. Les travaux à mener combineront études théoriques, développements de modèle et outils logiciels, conceptions par simulation électromagnétique 3D et expérimentations sur prototypes en laboratoire de métrologie des champs électromagnétiques.

Conception innovante de circuit radiofréquence basée sur une approche de co-optimisation technology-système

Ce sujet de thèse adresse les deux grands défis de l’Europe d’aujourd’hui pour l’intégration des systèmes de communication du futur. Il s’agit de concevoir des circuits intégrés RF en technologie 22nm FDSOI dans les bandes de fréquences dédiées à la 6G permettant non seulement d’augmenter les débits mais aussi de réduire l’empreinte carbone des réseaux de télécommunications. En parallèle, il est primordial de réfléchir à l’évolution des technologies silicium qui permettraient d’améliorer l’efficacité énergétique et l’efficacité de ces circuits. Ce travail sera mené en apportant une réflexion sur la méthodologie de conception des systèmes radiofréquences.
Dans le cadre de la thèse, l'objectif sera décomposé en trois phases. Il faudra d’abord se doter d’outils de simulation, préfigurant les performances de la future technologie FDSOI 10nm du Leti. Une deuxième étape consistera à identifier les architectures les plus pertinentes existant dans la littérature pour les domaines applicatifs envisagés pour la technologie. Un lien avec les projets amonts en télécommunications sera systématiquement établi pour que le candidat saisisse les enjeux des systèmes.
Enfin, afin de valider les concepts développés, la conception d’un LNA et d’un VCO dans le cadre d’un projet en cours dans le laboratoire sera proposée.

Le candidat s’intégrera dans une équipe conséquente qui travaille sur les nouveaux systèmes de communication et qui aborde à la fois les aspects d’étude architecturale, de modélisation et de conception de circuits intégrés. Le candidat devra disposer de compétences sérieuses en conception de circuits intégrés et en systèmes radiofréquence ainsi qu’une bonne aptitude à travailler en équipe.

Cadre formel pour la spécification et la vérification de flots de communication de processus distribués dans le Cloud

Les clouds sont constitués de serveurs interconnectés via internet, sur lesquels on peut implémenter des systèmes faisant usages d’applications et de bases de données déployées sur les serveurs. L’informatique basée sur les clouds gagne considérablement en popularité, y compris pour y déployer des systèmes critiques. De ce fait, disposer d’un cadre formel pour raisonner sur ce type de systèmes devient une nécessité. Une exigence sur un tel cadre est qu’ils permettent de raisonner sur les concepts manipulés dans un cloud, ce qui inclue naturellement la capacité à raisonner sur des systèmes distribués, composés de sous-systèmes déployés sur différentes machines et interagissant par passage de messages pour réaliser des services. Dans ce contexte, la facilité à raisonner sur les flots de communications est un élément central. L'objectif de cette thèse est de définir un cadre formel outillé dédié à la spécification et la vérification de systèmes déployés sur des clouds. Ce cadre capitalisera sur le cadre formel des "interactions". Les interactions sont des modèles dédiés à la spécification des flots de communications entre différents acteurs d'un système. Les travaux de thèse étudieront comment définir des opérateurs de structuration (enrichissement, composition) et de raffinement pour permettre de mettre en œuvre des processus de génie logiciel classique en se basant sur les interactions.

Transceivers radio-fréquence full-duplex disruptif pour système de communication de 6eme génération

Ce sujet de thèse est une opportunité de participer au développement des futurs systèmes de télécommunications dans la bande 10-15 GHz en partenariat avec les meilleurs centres de recherche en Europe travaillant sur le sujet.
Depuis 20 ans, les systèmes de communications sans fils n’ont cessé d’évoluer et d’offrir de nouveaux services. Aujourd’hui, le succès est tel que les bandes de fréquence en dessous de 10GHz sont saturées et que l’on se tourne désormais vers des fréquences plus élevées.
Pour conserver une portée suffisante, il est nécessaire de mettre en place de la formation de faisceau (beamforming) pour compenser l’atténuation plus importante liée à la propagation. Les architectures de beamforming sont souvent couteuses en terme de consommation et génèrent des pertes lors de l’implémentation des déphaseurs mais elles sont également une formidable opportunité d’innover. De plus, le développement de la 6G ne pourra se faire qu’en réduisant significativement la consommation des stations de base et en ajoutant de nouvelles fonctionnalités telles que le full duplex (utiliser la même bande pour recevoir et émettre simultanément). Pour atteindre ces objectifs ambitieux de nouvelles architectures doivent être développées et c’est l’objectif du projet européen qui réunit Ericsson (Suède), l’ETH Zurich (Suisse), l’université de Twente (Pays-Bas) et CTTC (Espagne). Le candidat sera donc amené à travailler dans un contexte ambitieux avec des partenaires d’excellence.

Passage à l’échelle du jumeau numérique réseau dans les réseaux de communication complexes

Les réseaux de communication connaissent aujourd’hui une croissance exponentielle à la fois en termes de déploiement d’infrastructures réseau (notamment ceux des opérateurs à travers l’évolution progressive et soutenue vers la 6G), mais aussi en termes de machines, couvrant un large éventail d’équipements allant des serveurs Cloud aux composants IoT embarqués légers (ex. System on Chip : SoC) en passant par les terminaux mobiles comme les téléphones intelligents (smartphones).

Cet écosystème est aussi riche en équipements qu’en composants logiciels allant de l’application (ex. Audio/Vidéo streaming) jusqu’aux protocoles des différentes couches de communication réseau. De plus, un tel écosystème, lorsqu’il est opérationnel, se trouvera en perpétuel changement dont la nature peut être explicitée dans ce qui suit :
- Changement dans la topologie réseau : en raison, par exemple de défaillances matérielles ou logicielles, mobilité des utilisateurs, politiques de gestion des ressources réseau de l’opérateur, etc.
- Changement dans le taux d’utilisation/consommation des ressources réseau (bande passante, mémoire, CPU, batterie, etc.) : en raison des besoins des utilisateurs et des politiques de gestion des ressources réseau de l’opérateur, etc.

Pour assurer une supervision, ou plus généralement, une gestion efficace, qu'elle soit fine ou synthétique, des réseaux de communication, divers services/plateformes de gestion de réseau, tels que SNMP, CMIP, LWM2M, CoMI, SDN, ont été proposés et documentés dans la littérature sur les réseaux et organismes de normalisation. Par ailleurs, de telles plates-formes de gestion ont été largement adoptées notamment par les opérateurs réseau et par l’industrie de manière générale. D’ailleurs, cette adoption intègre souvent des fonctionnalités avancées, notamment des boucles de contrôle automatisées (par exemple, des systèmes experts ou des systèmes basés sur l’apprentissage automatique), améliorant ainsi la capacité des plateformes à optimiser les performances des opérations de gestion du réseau.

Cependant, malgré l’exploration et l’exploitation intensives des plateformes de gestion réseau, ces plateformes ne garantissent pas toujours une (re)configuration sans risque/erreur intrinsèque, dans des cas d’usage assez communs et critiques comme l’optimisation temps-réel du réseau, l’analyse de tests en mode opérationnel (what-if analysis), la planification des mises à jour/modernisations/extensions du réseau de communication, etc. Pour de tels scénarios, un nouveau paradigme de gestion réseau s’avère nécessaire.

Pour traiter les problématiques présentées dans la section précédente, la communauté scientifique a commencé à explorer l’adoption du concept de « jumeau numérique » pour les réseaux de communication, ce qui a donné naissance au paradigme du jumeau numérique réseau (Network Digital Twin : NDT). Le NDT est un jumeau numérique du réseau réel/physique (Physical Twin Network : PTN) ou l’on peut manipuler, sans risque, une copie numérique du vrai réseau, ce qui permet notamment de visualiser/prédire l’évolution (ou le comportement, l’état) du réseau réel si telle ou telle configuration réseau devait être appliquée. Au-delà de cet aspect, le NDT et le PTN échangent des informations via une ou plusieurs interfaces de communication dans le but de maintenir une bonne synchronisation entre eux.

Cependant, mettre en place un jumeau numérique réseau (NDT) n’est pas une tache simple. En effet, la synchronisation PTN-NDT fréquente et en temps réel pose un problème de passage à l’échelle (scalability) lorsqu’il est question de réseaux complexes (ex. nombre d’entités réseau trop important, topologies très dynamiques, volume important d’informations par nœud/par lien réseau), où chaque information réseau est susceptible d’être rapportée au niveau du NDT (par exemple un très grand nombre d'entités réseau, des topologies très dynamiques, ou un grand volume d'informations par nœud/par lien réseau).

Divers travaux scientifiques ont tenté de traiter la question du jumeau numérique réseau (NDT). Dans ces travaux il est question de définir des scenarios, exigences et architecture du NDT. Cependant, la question du passage à l’échelle dans le NDT n’a pas été traitée dans la littérature.

L'objectif de cette thèse de doctorat est de traiter le problème de passage à l’échelle (« scalabilité ») des jumeaux numériques réseau en explorant de nouveaux modèles d'apprentissage automatique pour la sélection et la prédiction des informations réseau.

Analyse, compensation et contrôle du dépointage pour des sytèmes de communications large-bande opérant dans les bandes millimétriques et sub-Thz

La demande croissante de connectivité pousse les systèmes de communication à se complexifier, se densifier et à devenir de plus en plus gourmands en énergie. Se pose alors le problème d'accompagner ce besoin de super-connectivité tout en limitant l'impact énergétique des systèmes de communication.

Pour répondre à cet enjeu majeur, la montée en fréquence dans les bandes millimétriques et supérieures couplée à une architecture MIMO hybride (analogique et numérique) est un axe de recherche qui s’est démarqué ces dernières années. Cependant, avec la montée en fréquence des systèmes de communication, des phénomènes de dépointage des faisceaux (« beam squint » en anglais) apparaissent ce qui nuit aux performances des systèmes. C’est un sujet d’actualité avec un nombre croissant de publications scientifiques chaque année et des discussions dans les comités de normalisation.

L’objectif de l’étude est donc dans un premier temps de modéliser les effets de dépointage et de proposer des techniques de compensation. Dans un deuxième temps, le sujet investiguera les techniques de contrôle du dépointage à des fins de suivi et détection. C’est une étude située à la frontière entre la conception d‘antennes et le traitement numérique du signal. Les systèmes d’antennes innovants proposés par la littérature seront considérés pour l’étude qui restera plutôt axée traitement du signal.

Sur le site de Grenoble (France), vous intégrerez une équipe Telecom dynamique dont les activités et compétences couvrent aussi bien les études de propagation, les conceptions des circuits RF et réseaux d’antenne et l’optimisation des modems et techniques associées. L’étude est entièrement financée par « France 2030 » et le programme de recherche « PEPR-Réseaux du futur ». Cela offre au doctorant un cadre propice à l’échange et au partage des résultats auprès de nombreux acteurs français du domaine. L’offre est à pouvoir pour l’automne 2024.

Intégration de fonctions de communication et de localisation/détection dans les réseaux sans fil distribués

L'étude proposée porte sur l'intégration de fonctions de détection et de communication (ISAC) au sein des réseaux sans fil de future génération. Selon ce nouveau paradigme, les réseaux de communication sont censés acquérir de façon autonome des informations relatives au contexte et/ou à l’environnement (ex. positions/vitesses des terminaux mobiles et des objets non connectés, présence de murs ou d'obstacles...). On s’attend par ailleurs à ce que les futurs réseaux sans fil soient moins centralisés et plus coopératifs, visant notamment une plus faible latence de fonctionnement, une meilleure adaptabilité vis-à-vis des besoins réels des utilisateurs, ou encore une résilience accrue face aux interruptions de service locales.

Dans le cadre de cette thèse, on se propose ainsi d'étudier de nouvelles formes distribuées d'ISAC. On cherchera dans un premier temps à concevoir des algorithmes coopératifs de localisation, de détection et de cartographie radio, tirant profit de multiples transmissions entre utilisateurs mobiles et/ou vis-à-vis de stations de base. Ces algorithmes devront garantir une bonne résolution spatiale, tout en étant adaptés aux spécificités de réseaux massivement distribués et scalables. Un autre objectif consistera à réduire l’impact des nouvelles fonctions de localisation et de détection sur le service de communication sous-jacent, par le biais de stratégies optimisées d'allocation de ressources (puissance, temps, fréquence…) et de signalisation. Enfin, on étudiera de nouveaux schémas de communication s’appuyant sur les informations de localisation et de détection ainsi collectées (ex. mécanismes d’association dynamiques et proactifs, exploitant conjointement les positions prédites des utilisateurs et des obstacles mobiles). Parmi les différents outils et méthodes envisagés pour résoudre les problèmes d'optimisation multi-objectifs précédents, les approches à base d'apprentissage automatique seront prises en considération.

Ces propositions algorithmiques seront validées au moyen de simulations numériques, ainsi que de données expérimentales. Ces dernières seront issues de campagnes de mesures dédiées, menées dans un autre laboratoire du CEA-Leti et en mobilisant des moyens matériels assez uniques (dont un sondeur du canal radio large-bande et multipoints, ainsi que divers prototypes de surfaces intelligentes reconfigurables, tous développés dernièrement au CEA-Leti).

La thèse se déroulera dans un environnement de travail stimulant, international et multidisciplinaire, au carrefour des communautés de R&D académiques et industrielles, en combinant recherche exploratoire et développements pratiques. En évoluant dans le cadre privilégié d'un projet de recherche européen collaboratif, le candidat aura également l'occasion d'interagir scientifiquement avec de nombreuses équipes de recherche, au CEA comme en dehors.

Les résultats obtenus contribueront à la spécification des futurs réseaux de communication, ouvrant la voie à des interactions plus étroites avec leur environnement physique, ainsi qu'à une plus grande frugalité en termes de ressources consommées.

Pour en savoir plus:
- https://www.leti-cea.fr/cea-tech/leti/Pages/recherche-appliquee/solutions-technologiques/communication-sans-fil-reseaux.aspx
- https://www.linkedin.com/in/benoit-denis-cea/

Méthodologie de test en rayonné pour applications sans-fil de communication et "sensing"

La thèse de doctorat proposée porte sur le domaine de la modélisation de la propagation des canaux et des systèmes de communication sans fil pour les applications de communication et « sensing ».

Les tests rayonnés (Over-the-Air - OTA) sont effectués sans avoir besoin d'une connexion par câble radiofréquence (RF) au dispositif testé (DUT), garantissant ainsi que DUT reste intact et inchangé pendant les tests.
Une formation et une gestion de faisceau efficaces sont cruciales pour des liaisons stables dans FR1-FR2 dans les réseaux 6G. Les tests FR2 actuels sont statiques en raison de la complexité de l'émulation. Les tests dynamiques soulèvent des questions de répétabilité, et différentes métriques sont nécessaires pour différents canaux et scénarios multi-utilisateurs, notamment CF-mMIMO. Les zones de test plus grandes de FR2 nécessitent des tableaux 3D pour la validation des canaux spatiaux. Un plus grand nombre de lieux d'échantillonnage entraîne des tests plus longs. Des défis en champ proche surviennent en raison de la taille de la zone de test et des configurations compactes, nécessitant des méthodes de validation appropriées. Les configurations multi-sondes pour FR1 et les configurations simplifiées pour FR2, destinées aux tests NR UE, ne conviennent pas aux grands appareils en raison de contraintes de taille et de coût. Il est essentiel d’équilibrer la complexité du système tout en conservant des canaux d’évanouissement réalistes. Les tests de stations de base pourraient également être explorés à l’avenir, compte tenu du manque actuel de normes.
Les technologies de détection et de communication conjointes (JSAC) et de type radar exigent également des tests OTA reproduisant la scène de diffusion ainsi que la signature de la cible.

Cette thèse vise à explorer et à présenter une configuration OTA polyvalente conçue pour tester les systèmes de communication et radar. L'analyse théorique se concentrera sur l'établissement de dispositions optimales de plusieurs sondes basées sur l'attribution de fréquence, les dimensions du DUT et les attributs de canal tels que l'angle d'arrivée et la propagation de la polarisation. Par conséquent, la transformation du champ proche vers le champ lointain sera abordée. Dans le contexte du radar et de la détection, la configuration OTA s'efforcera de simuler des scènes de diffusion et les signatures de cibles distinctes. Ceci sera réalisé en inversant un modèle optique physique en champ proche pour déterminer le positionnement et l'excitation de la sonde. L'émulation de la diffusion par OTA sera dans un premier temps explorée en propagation en espace libre puis étendue à des scénarios impliquant une propagation multi-trajets et des cibles.
L'objectif final est de définir la configuration du banc de test et les traitements associés pour une preuve de concept en chambre anéchoïque du CEA OTA (http://www.leti-cea.fr/cea-tech/leti/Pages/recherche-appliquee/plateformes/plateforme-telecommunications.aspx).

Le doctorant fera partie du Laboratoire Antennes, Propagation et Couplage Inductif du CEA-LETI, à Grenoble. Il bénéficiera d'installations de pointe (sondeurs de voies, émulateur, logiciel OTA et simulateur électromagnétique).

Le poste est ouvert aux étudiant.e.s exceptionnels titulaires d’un Master of Science, d’une école d’ingénieur ou équivalent. Le/la étudiant.e doit avoir une spécialisation dans le domaine des télécommunications, des micro-ondes et/ou du traitement du signal. Le dossier de candidature doit obligatoirement comprendre un CV, une lettre de motivation et les notes des deux dernières années d'études.

Emetteur Récepteur Faster-Than-Nyquist : application à la sécurité des couches physique

La sécurité des transmissions est une préoccupation majeure dans un monde de plus en plus connecté, où les dispositifs électroniques jouent un rôle central dans notre quotidien. Les avancées technologiques rapides ont conduit à une dépendance croissante envers les objets connectés, des smartphones aux dispositifs médicaux en passant par les véhicules autonomes. On retrouve aussi cette problématique au niveau de la géopolitique mondiale avec diverses tentatives d’intimidations, voire d’interceptions de communications stratégiques. Cette omniprésence numérique soulève des questions cruciales quant à la protection des transmissions, qui sont souvent vulnérables à diverses menaces.

Nous proposons dans ce travail de recherche de nous focaliser sur la sécurisation de la couche physique de systèmes de communications, en complément de la sécurité à base de cryptographie. Nous cherchons à la fois à protéger l’intégrité d’un message face à un système d’interception et aussi son caractère furtif, c’est-à-dire la capacité d’un tiers à ne pas détecter de transmissions entre un transmetteur et plusieurs récepteurs.

Les travaux initiaux se porteront sur le concept de "Faster-than-Nyquist". Cette technique fait référence à une approche de la transmission de données qui viole la règle de Nyquist en termes de fréquence d'échantillonnage. La règle de Nyquist stipule que pour éviter la perte d'information lors de la transmission de signaux, la fréquence d'échantillonnage doit être au moins deux fois la fréquence maximale du signal. Dans le contexte du "Faster-than-Nyquist", l'idée est d'explorer des méthodes de transmission qui dépassent cette limite théorique à des fins de sécurisation de la transmission. En effet en dépassant la fréquence d'échantillonnage conventionnelle, il y a une augmentation de l'interférence et du niveau d'erreurs de transmission. La compréhension, la maitrise et l’utilisation adéquate de cette technique sera au cœur de ce travail de recherche.

Sur la base de l’expertise du laboratoire sur les communications numériques, IoT, satellitaire, 5G et 6G, le doctorant sera accompagné dans son travail de recherche par des experts du domaine. Des outils avancés de traitement numérique du signal, de prototypage rapide pour valider expérimentalement des concepts théoriques seront mis en œuvres. Le travail de recherche intégrera (i) des études bibliographiques (ii) la compréhension et la proposition de nouveaux schémas de transmission (iii) la validation par simulations numériques et/ou démonstrateurs (iv) un travail de dissémination incluant, dépôt de brevets, rédaction et présentations des travaux dans des journaux et conférences internationales.

Pourquoi nous rejoindre :
- Une expérience à la pointe de l’innovation, comportant un fort potentiel de développement
- Un poste au cœur de la métropole grenobloise, facilement accessible via la mobilité douce favorisée par le CEA,
- Un équilibre vie privé – vie professionnelle reconnu, (28 CP, 24 JRTT, Télétravail possible)
- Une rémunération 2406€/an pendant 3 ans.
- Un CSE actif en termes de loisirs et d’activités extra-professionnelles, restauration sur site.

Mieux nous connaitre: http://www.leti-cea.fr/cea-tech/leti/Pages/recherche-appliquee/plateformes/plateforme-telecommunications.aspx

Top