



Dans le contexte de la fusion, la FCI magnétisée exploite des champs magnétiques externes qui sont comprimés pendant l’implosion, magnétisant ainsi les électrons et les particules alpha. Ceci réduit les pertes thermiques transversales et améliore le confinement du point chaud, permettant l’amorçage à des densités surfaciques plus faibles, avec des implosions plus lentes et plus stables. Le CELIA, leader reconnu dans la recherche sur l’implosion magnétisée [Plasma Phys. Control. Fusion 64, 025007 (2022)], coordonne de multiples programmes internationaux et nationaux (EUROfusion, NLUF, LBS, NIF Discovery Science, ANR).
Des expériences récentes à grande échelle menées à Omega ont démontré des champs comprimés records (~10 kT) et une augmentation de température des points chauds d'environ 50 %, grâce à la spectroscopie de la couche K du dopage à l'argon du combustible nucléaire DD, permettant de caractériser les conditions du plasma du cœur comprimé [Phys. Rev. Research 6, L012018 (2024)].
Les expériences approuvées à venir comprennent :
• Omega (février et août 2026) : contrôle du refroidissement radiatif par la concentration d'argon ; spectroscopie multi-dopant ; implosions sphériques magnétisées.
• NIF (mai 2026) : avec une énergie 20 fois supérieure à celle d'Omega, étude du confinement des tritons par l'analyse des spectres de temps de vol des neutrons secondaires à résolution angulaire, comme sonde de l'intensité et de la topologie du champ magnétique.
• LMJ (avril 2026 et 1er trimestre 2027) : avec une énergie de pilotage laser équivalente à celle du NIF, mais avec des cibles plus petites, implosions magnétisées cylindriques visant une compression 3 fois supérieure à celle d’Omega et du NIF ; spectroscopie de la couche K à double dopage pour des conditions de cœur résolues spatialement.
L’interprétation et la conception prédictive de ces expériences nécessitent des simulations MHD 2D/3D avancées, qui seront confiées au postdoctorant

