



A l’échelle d’une ville, différents déchets (ménagers, composts, boues de station d’épuration, déchets verts, plastiques non recyclés, huiles usagées, métaux, verres, autres) sont produits avec des saisonnalités et des contenus carbone variables au cours du temps. Ces déchets sont aujourd’hui valorisés, et pour certains, incinérés ou enfouis. D’autres voies de valorisation soutenables telles que la pyrogazéification, la gazéification hydrothermale ou la méthanisation peuvent être envisagées.
De nombreuses études scientifiques portent principalement sur la valorisation d’une typologie de déchets [1] [2] [3] [4] ou sur le fonctionnement d’un couple technologies/déchets sans réelle prise en compte de l’intégration territoriale des filières, de la variabilité des gisements et ni d’une évaluation systémique [5]. L’analyse des flux de déchets d’une ville dans son ensemble peut cependant permettre d’identifier des synergies entre différentes typologies de déchets et de valoriser au mieux ces déchets pour réduire les recours aux énergies fossiles [6].
Dans ce contexte, un verrou scientifique majeur réside dans le développement d’une approche intégrée permettant de modéliser, optimiser et évaluer des systèmes multi-déchets et multi-vecteurs à l’échelle territoriale. L’objectif de la thèse est d’étudier la valorisation des déchets d’une agglomération en s’adaptant aux fluctuations saisonnières de la production de déchets, de la typologie des déchets et de la demande locale en énergie (chaleur, électricité, gaz). La thèse prendra en compte le cadre réglementaire (Directive Européenne Déchets, loi AGEC, RED III [7] notamment) et les aspects technico-économiques et environnementaux. Elle s’appuiera sur l’étude d’un à trois territoires représentatifs et visera l’établissement d’une méthodologie d’étude applicable à tous types de territoire.

