



Le vocable de matière active regroupe tous les systèmes comprenant des entités dépensant individuellement de l'énergie pour se mouvoir ou déplacer d'autres objets. La physique statistique de la matière active a d'abord surtout traité les systèmes "secs" dans lesquels le fluide entourant les particules actives peut être négligé.
Les suspensions de micro-nageurs tels les bactéries n'entrent pas dans ce cadre et leur modélisation pose de nouveaux problèmes surtout dans la limite dense (le cas dilué étant abordé en dynamique des fluides). Ces suspensions denses sont pourtant les plus courantes. La thèse se propose de construire des théories continues de ces systèmes à partir de modèles à base de particules se déplacant dans un fluide, seule approche permettant d'éviter l'arbitraire de théories écrites "top-down" à partir d'arguments généraux.

