



La démonstration qu’un hydrotrope peut remplacer efficacement les diluants aliphatiques conventionnels a été démontrée et marque une avancée majeure dans le domaine de l’ingénierie hydrométallurgique. Ce remplacement permet non seulement d’éliminer la formation de la troisième phase, mais aussi de réduire significativement la viscosité tout en augmentant la capacité de charge et la sélectivité. Ces effets synergiques ouvrent la voie à des procédés plus compacts, stables et économiquement viables. Le projet de post-doctorat (24 mois) vise à développer un procédé innovant d’extraction sélective de l’uranium à l’aide des monoamides DEHiBA et MOEHA dilués dans des hydrotropes (PnP, DPnP et TPnP). Il cherche à comparer les mécanismes d’extraction et d’agrégation dans ces milieux à ceux observés avec des diluants classiques. Une approche thermodynamique permettra d’identifier les interactions moléculaires responsables de l’efficacité et de la sélectivité de l’extraction. Une étude multiparamétrique évaluera l’influence de la formulation organique et des conditions opératoires sur les performances du procédé. Les coefficients de distribution, rendements d’extraction, facteurs de séparation et capacités de charge seront notamment déterminés. La co-extraction d’eau et d’acide, la viscosité et la structure des agrégats seront également étudiées par des techniques de caractérisation adaptées. Les pertes éventuelles en extractant et en hydrotrope seront quantifiées afin d’évaluer la réutilisation des phases aqueuses au cours de cycles successifs. Le projet étudiera ensuite la précipitation directe de l’uranium extrait en phase organique par ajout stœchiométrique d’acide oxalique. Cette approche vise à supprimer l’étape classique de réextraction aqueuse, réduisant ainsi la consommation d’eau et les pertes d’hydrotrope. La nature, la pureté, le rendement de récupération des solides obtenus seront caractérisés afin d’évaluer la pertinence du procédé et son potentiel de durabilité.

