



Les matériaux à structure NaCl désordonnée dérivés de Li2MnO2F ont été largement étudiés au cours de la dernière décennie en tant que possibles matériaux d’électrode positive à haute densité d’énergie pour les batteries Li-ion. Au CEA, notre expérience de ces matériaux très sensibles aux conditions d’utilisation nous a permis de dépasser les performances de l’état de l’art sur des cellules complètes les intégrant. Étonnamment, très peu d’études sont rapportées sur leurs équivalents au sodium et leur utilisation pour les batteries Na-ion, malgré leur composition pauvre en matériaux critiques et chers, qui les rendent particulièrement adaptés à cette technologie. Ceci s’explique, sans doute, par leur instabilité exacerbée par rapport aux phases lithiées. Lors d’un stage précédent, nous avons pu développer des protocoles de synthèse et de mise en œuvre d’électrodes nous permettant d’obtenir des capacités spécifiques supérieures à 220 mAh·g?¹ avec un matériau de ce type, ce qui pourrait le rendre compétitif avec une technologie Li-ion à base de LiFePO4. La thèse se concentrera donc notamment sur l’optimisation de la composition du matériau et sur la compréhension de l’influence du protocole de synthèse en termes de structure (analyse par diffraction des rayons X) et d’état de surface du matériau (Spectroscopie Raman et XPS).»

