



Le calcul d’interaction de configurations (CI) constitue l’une des méthodes de référence pour décrire la structure des noyaux atomiques. Son extension à des espaces de configurations toujours plus grands se heurte toutefois au coût combinatoire de la diagonalisation des Hamiltoniens nucléaires. L’avènement des ordinateurs quantiques tolérants aux fautes ouvre la possibilité de développer d’autres stratégies de résolution de ce problème à N corps.
Ce postdoctorat vise à concevoir et optimiser un algorithme quantique de CI nucléaire fondé sur la qubitisation des Hamiltoniens et l’estimation quantique de phase. Une attention particulière sera portée à l’exploitation des symétries nucléaires, à la factorisation des interactions et à la préparation d’états initiaux corrélés. Les développements considéreront des Hamiltoniens effectifs issus de méthodes ab initio, incluant les effets des interactions à trois nucléons.
L’algorithme sera validé sur des noyaux accessibles aux méthodes classiques, puis ses performances seront extrapolées à des espaces de configurations plus étendus. L’objectif est de déterminer les ressources nécessaires et les conditions dans lesquelles le calcul quantique pourrait dépasser les meilleures approches classiques.

