



L’électrolyse de l’eau à membrane échangeuse d’anions (AEMWE) est une technologie récente et prometteuse pour produire de l’hydrogène vert, mais elle rencontre encore des défis majeurs en termes de performance et de durabilité. Actuellement, les anodes des électrolyseurs AEMWE sont constituées de deux couches : une couche poreuse (PTL), qui permet la circulation de l’électrolyte et des gaz, et une couche active, composée de catalyseurs et de liants, où se déroulent les réactions électrochimiques. Cette configuration limite la diffusion des réactifs et réduit la surface active disponible pour les réactions, ce qui impacte négativement les performances globales.
Ce projet de thèse propose de développer une anode innovante, basée sur des matériaux non critiques, en combinant les avantages des deux couches tout en minimisant leurs inconvénients. L’approche proposée consiste à fonctionnaliser la PTL, par l’ajout de nanoparticules catalytiques et/ou par une activation de surface, afin de lui conférer une activité électrochimique. Ces modifications permettront d’améliorer le transport des électrons et des réactifs, tout en augmentant la surface active pour la réaction d’évolution de l’oxygène (OER).
Le travail de cette thèse consistera à fonctionnaliser une PTL préalablement sélectionnée, puis à caractériser les anodes obtenues par des analyses structurales et électrochimiques approfondies. Les résultats attendus dans cette thèse est la réalisation d’une anode optimisée, offrant des performances accrues et une dégradation limitée, ainsi qu’une meilleure compréhension des phénomènes limitants dans les anodes AEMWE. Ce projet s’inscrit dans une démarche de développement de technologies durables, essentielles pour la transition énergétique.

