



L'extraction d'information à partir de textes, qui se rattache plus généralement au traitement automatique des langues, a fait l'objet de travaux depuis de nombreuses années centrées sur la reconnaissance d'entités nommées, l'extraction de relations entre ces entités et pour sa partie la plus complexe, celle d'événements, qui prend la forme d'une tâche de remplissage de formulaires (templates) prédéfinis à partir de textes. Dans ce contexte, l'objectif de la thèse est de concevoir, développer et évaluer des modèles d'extraction d'événements opérant sur des articles scientifiques, un événement pouvant correspondre dans ce contexte à un ensemble d'entités et de relations caractérisant par exemple une expérience ou une réaction chimique. De plus, ces modèles devront pouvoir être définis à partir d'un ensemble très restreint de données annotées afin de s'adapter rapidement à un nouveau domaine scientifique.
Sur le plan méthodologique, la thèse proposée cherche à dépasser la tendance que l'on pourrait qualifier de presque naturelle dans le contexte actuel à se tourner vers les grands modèles de langue génératifs (LLM) en défendant l'idée d'une synergie possible entre LLM et modèles plus petits de type encodeur dans un contexte few-shot, synergie dans laquelle les premiers permettent, grâce à la génération de données et d'annotations synthétiques, de construire les ressources permettant de mettre en œuvre les seconds par le biais de mécanismes de préentraînement. La thèse prendra place dans le contexte du projet AIKO de l’agence de programmes numérique, focalisé sur l'extraction de connaissances à partir de publications scientifiques.

