



Les méthodes d’inspection ultrasonores (UT) sont une composante essentielle des contrôles non-destructifs (CND). Elles sont couramment employées pour l’inspection de composants mécaniques tels que les soudures (nucléaire, pétrochimie) ou les structures en matériau composite (aéronautique). Afin de comprendre les phénomènes physiques en jeu pour une configuration donnée, la simulation est un atout et parfois une étape incontournable pour la mise en place du procédé d’inspection. Les approches de modélisation se répartissent en deux grandes familles : les modèles purement numériques, basés sur les éléments finis (EF), et les méthodes semi-analytiques, dérivées d’approximations haute fréquence (HF) comme les rayons paraxiaux. Ces dernières, bien que privilégiées pour leur efficacité calculatoire, introduisent des simplifications pouvant altérer la précision quantitative des résultats, en particulier pour des phénomènes comme la dispersion (variation de la vitesse des ondes selon la fréquence), fréquents dans certains contextes industriels.
Ce projet de thèse vise à enrichir l’approche par rayons paraxiaux en y intégrant des modèles d’interfaces dispersives (interplis composites, couches de couplant), des milieux viscoélastiques dispersifs, ainsi qu’un modèle d’ondes guidées modales. L’ambition est de concevoir un outil de simulation capable de reproduire fidèlement des configurations de contrôle réalistes, améliorant ainsi la représentativité des résultats.

