



La maladie d’Alzheimer (MA) est la principale cause de démence dans le monde, mais ses mécanismes moléculaires restent encore mal compris. De nombreuses études montrent que les oligomères solubles du peptide amyloïde-ß (Aß1-42) sont les formes les plus précoces et les plus toxiques de la cascade amyloïde, responsables des premières altérations neuronales avant la formation des plaques. Leur instabilité rend toutefois leur étude difficile.
Ce projet vise à concevoir des analogues stables du peptide Aß capables de s’organiser sous forme d’oligomères bien définis, notamment des tétramères et des octamères. Ces formes seront caractérisées sur le plan structural et pharmacologique afin de mieux comprendre leurs effets neurotoxiques et leur interaction avec les membranes neuronales.
Des sondes fluorescentes développées au laboratoire permettront de suivre ces espèces en milieu cellulaire, puis in vivo grâce à une collaboration avec le Dr Nadja Van Camp (MIRCen).
Les résultats attendus permettront d’identifier les formes d’Aß réellement responsables de la neurodégénérescence, d’ouvrir la voie à des thérapies plus sélectives et de développer de nouvelles approches de diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer.

